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Les prix littéraires du printemps

Prix Jean Freustié & Prix Cazes

Publié le 23/03/2017

PRIX JEAN FREUSTIE

Lundi soir à l'hôtel Montalembert se pressait une foule distinguée venue assister à la 30ème édition du Prix Jean Freustié. Le temps d'un cocktail, journalistes, écrivains, éditeurs et académiciens se pressaient entre la terrasse et le salon afin de ne pas rater l'annonce qui proclamerait le lauréat du prestigieux prix littéraire.

Eric Neuhoff, romancier et président du jury, rappelle dans son discours que le gagnant a notamment un point commun avec l'écrivain qui a donné son nom à l'évènement, les deux sont ou ont été d'éminents critiques littéraires. Puis de déplorer que notre Ministre de l'éducation nationale ne mette jamais son oeuvre au programme des écoles alors même qu'elle devrait être remboursée par la sécurité sociale et non pas à ne "Délivrer que sur ordonnance" selon le titre du dernier roman de Jean Freustié.

Les bons mots fusent et rebondissent de coupes pétillantes en savoureux canapés et soudain retentit le nom d'Etienne de Montety. Le Directeur du Figaro littéraire, auteur de "L'amant noir" publié à la rentrée de janvier chez Gallimard est l'heureux élu et remporte la coquette dotation de 20 000 euros. Le prestige, lui, est inclus dans le Prix...

Dans "L'amant noir", Etienne de Montety raconte l'histoire de Fleurus-Marie Duclair, un jeune aristocrate devenu, presque malgré lui, lieutenant d'un régiment d’infanterie, il est alors envoyé au front pendant la guerre de 14-18 dont il ressortira en héros. Après l'Armistice, il se rend à bord de l'Orient Express à Constantinople où il fera connaissance avec "L'amant noir" alias l'opium auquel il s'initie dans une fumerie du port...

 

 

 

 

«J’ai passionnément aimé Constantinople, la littérature et Artémis Démétrios. À leur contact, j’ai momentanément oublié la guerre, la boue de Champagne, d’où j’ai rapporté une blessure et des hantises. Il est possible qu’elles m’aient rendu heureux.
Mais au moment d’entreprendre le récit de ma vie, je dois le dire : rien ni personne n’est parvenu à supplanter mon cher opium, mon amant noir. Lui seul me connaît, lui seul sait m’apaiser, atténuer la dureté de ma condition d’homme. À Péra, dans le Rif, et plus tard dans Paris occupé, il m’a suivi. Il ne m’a jamais abandonné.»

 

"L'amant noir", d'Etienne de Montety aux Editions Gallimard.

 

 

PRIX CAZES

Hier, le 22 mars, le monde littéraire se retrouvait à l'heure du déjeuner à la Brasserie Lipp afin d'assister à la remise du 82ème Prix Cazes. L'une des plus anciennes distinctions littéraires, dotée de 4000 euros et d'une table ouverte de 800 euros chez Lipp. "Ca fera l'affaire d'une soirée" glisse une attachée de presse dans l'assemblée. Les plaisanteries tournent autour de la serviette de table qui dissimule le visage du lauréat "le torchon est encore sur le jambon" rit un écrivain en attrapant au vol un petit four.

Le Président du Prix Cazes et écrivain, Joël Schmidt, prend le micro, remercie les membres du jury composé entres autres de Nicolas d'Estienne d'Orves, de Bruno de Cessole, de Gérard de Cortanze et de la ravissante libraire Léa Santamaria. Un rayon de soleil perce le ciel obstiné, Eric Neuhoff remporte le prix avec "Costa Brava", paru début mars aux éditions Albin Michel. 4000 euros donc, pas de quoi construire des châteaux en Espagne mais le prix du roman permettra, quant à lui, au public de s'évader en Catalogne le temps d'une lecture...

Dans "Costa Brava", Eric Neuhoff nous entraîne dans une virée nostalgique en Catalogne dans les années soixante. Ibiza est loin et c'est à Canyelles, un petit village aux allures de paradis perdu, que l'auteur de ces pages se rendait en famille à bord d'une Simca Aronde. Avec esprit et mélancolie, Neuhoff ressuscite une époque où l'imagination et l'insouciance animaient les âmes plus ou moins jeunes. Un temps évanoui à jamais avec le progrès...  

 

 

 

 

« Je repense à toutes ces vacances d’été. Je me souviens que nous les attendions toute l’année. Elles avaient l’air de ne jamais vouloir finir. A partir de 1960, nous sommes allés sur la Costa Brava. Cela a duré des années.
Nous ne verrons plus jamais ça revenir. »

"Costa Brava" d'Eric Neuhoff aux éditions Albin Michel

 

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Mercredi 6 novembre à 19h
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Jeudi 31 octobre à partir de 17h
Musique : Invitation au Pitchfork Music Festival Paris
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Jeudi 14 novembre à 18h30
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L’exposition contée en odeurs et en couleurs
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